Vendredi 7 novembre 2008 à 13:28

Vous vous rappellez certainement de ce fameux jour, où un nommé Nicolas Sarkozy (connais pas et vous ?) avait, à l'occasion du salon de l'agriculture, invectivé un homme, lui disant de dégager s'il ne voulait pas lui serrer la main. Sans omettre d'ajouter "pov' con". Alors évidemment une caméra trainait par là et le muffle s'est retrouvé en moins de deux sur toutes les plateformes de partage de vidéo (dailymotion, youtube, wat,...). Bien fait !

Bon mais ça remonte à si loin que voilà le buzz est passé et que tout le monde a oublié ce faux pas présidentiel. Tout le monde ? Pas tant que ça, pas Hervé Eon, militant socialiste de son état.
Hervé Eon a effectivement participé à une manifestation, le 28 août et à oser - quel honte ! - brandir une pancarte sur laquelle il était marqué la célèbre réplique méga-fracassante du chef de l'Etat "Dégage pov' con". Ce trait d'humour noir esquissé par Hervé Eon ne fut pas du goût de tout le monde. Par exemple, des policiers passant par là se sont cru obligés de le coffrer. Alors Hervé Eon s'est retrouvé embarqué devant le tribunal correctionnel de Laval pour "offense au chef de l'Etat". Il devient dangereux de faire de l'humour.
Alors on peut facilement s'imaginer le désarroi du juge qui a du se charger de cette affaire. Ca n'a vraiment pas de sens de condamner un manifestant pour un message provocateur et connoté, sutout quand ce message est tiré de la bouche de l'appelant. Avec des petites fleurs, ce serait mieux passé M. le Président ? Surtout que ce dernier n'a jamais vu la pancarte puisque le blasphémateur a été repéré avant le passage de la voiture présidentielle.

Pour avoir offensé un chef d'Etat, Hervé Eon pouvait recevoir une amende allant jusqu'à 45 000 euros. Ceci dit la demande ne fut que de 1000€, ce qui n'est tout de même pas rien pour si peu vous en conviendrez. Non ? Ben en tout cas le juge en a convenu et à symboliquement, plus que pénalement, condamné Hervé Eon à une amende de 30€.
Mais Hervé Eon en militant teigneux qu'il est, a décidé de faire appel... Donc affaire à suivre mais qui à déjà le mérite de faire parler d'elle.

Publié dans Politique

par Nicolas

Jeudi 6 novembre 2008 à 13:53

Un prêtre sans sa soutane...
On en verra (peut-être) plus jamais.

Parce qu'on en voyait ? J'espère pour vous que non, parce que le sous-entendu ici est que ces prêtres sans soutane, abuse sexuellement de votre petit corps. Chose qu'on ne devrait plus avoir à supporter dans la rubrique des faits divers des JT.
Pourquoi tout simplement parce que l'Eglise, la vraie (vous savez Vatican, vieux débris et tout ça, un peu comme l'Assemblée National mais en plus...flasque) a annoncé qu'elle voulait faire passer, aux candidats à la prêtrise, un test psychologique. Ce test viserait à trois chose. La première que le candidat est prêt a assumer son voeux de chasteté. La deuxième est qu'il n'a pas des pulsions sexuelles qu'il n'arrive pas à contenir (ce qui vaut mieux pour respecter le premier point). Enfin que le candidat ne soit pas homosexuel profond.
Ce test psychologique est expliqué par l'Eglise comme étant une méthode de lutte contre les abus sexuel ou autres saloperie du même genre qui a salie l'institution religieuse depuis quelques année, en Europe, en Amérique et en Australie. Une des associations, la SNAP, bien qu'acceptant cette mesure, ne s'estime pas satisfait impliquant le problème fondamentale de l'église, soit le culture du silence et la puissance incontrôlée de la hiérarchie. En gros l'Eglise c'est un peu comme une grosse banlieu, une mafia, ou une secte, à votre goût.

Bon mais concentrons-nous sur ce test psychologique, le vraie coeur de cet article. Tout d'abord on peut se dire que cette ambition eclasiastique est très acceptable puisque visant à protéger des enfants par exemple. On peut-tout de même se demander comment ces tests psychologiques vont être pratiqués. A priori, ce serait des psychologues et psychiatres indépendants de l'Eglise qui devraient s'en chargé. Dommage, je m'imaginais bien torturer les pauvres prêtres en leur faisant défilé des bimbo en tenue légère sous le nez...
Là ou je tiques davantage c'est quand on lit que ce test ne sera pas obligatoire mais sur décision des recteurs de séminaires, au cas par cas. Donc pas trop de temps, tant pis, pas trop de sous, tant pis,... T'as une bonne tête, c'est bon... Toi, t'as une sale trogne, va voir le doc'... Pire ! Au final, le type ne peut pas être obligé par le recteur de passer ce test.
Donc en fait, un test sur papier davantage que réel et utile...

Nombreux d'entre vous, lâcherait avec dédain : "L'Eglise n'a cas autoriser les prêtres a prendre une compagne, comme les orthodoxes". Et je suis d'accord avec eux. Mais histoire de ne pas lâché ça comme ça, et un peu de culture ne fait pas de mal, cette histoire de voeux de chasteté est le symbole de la fidélité du prêtre envers son dieu. La privation pour Dieu.

Enfin cette histoire d'homosexualité profonde, ou plutôt bien ancré, c'est parce que selon Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l'Education catholique, c'est "une déviance, une irrégularité et une plaie" empêchant le prêtre de mener à bien sa mission. Décidemment y a pas que le corps qui est flasque chez ces gens là...
 

Publié dans We are Humans

par Nicolas

Mercredi 5 novembre 2008 à 19:59

Ce matin, heure française, les communautés noires étaient en liesse, affirmant que ce président serait un bon président. Bah, on se rassure comme on peut. N'empêche que de l'avis général, Barack Obama, 44ème à porter le titre de president of USA, est quelqu'un qui fait bonne impression, avec une aura certaine et que c'est pour ça qu'il a touché tant de monde.

Touché tant de monde, certes ! A travers le monde puisque en Europe se fut le candidat préféré de la plupart, boudant John McCaïn. Bizarrement, on peut se demander pourquoi, ce candidat fut tellement aimé des français par exemple. S'il incarne le changement, de part sa couleur de peau, ce qui n'est pas contestable, en général, personne ( pas même moi ), ou alors peu de monde, ne serait capable de décliné le programme de Barack Obama. Alors pourquoi ? Bonne question.

Et après tout, tout le monde s'en fout puisque l'important c'est qu'il soit noir, ou métis, à votre guise, et qu'il dénote avec les autres candidats ainsi qu'avec le passé du pays. C'est le premier président noir du pays.

Mais alors on est en droit de se poser la question : Mais à quand un embrasement populaire, en France, pour l'accès au pouvoir de minorité visible, ou bien même simplement d'une catégorie de personne visé par le terme « sexe faible » ? Peut-être que ce message, « Obama, premier noir à être élu président des Etats-Unis... » sera le message d'espoir qui fera prendre conscience au français que l'on peut faire bouger les choses. En attendant pas un président noir, pas même un premier ministre, quelques ministres et secrétaires d'état d'origines maghrébines.
 

Concernant cette élection, il est peut-être bon de rappeler que Obama a battu son rival, McCaïn, de plus de 5 millions de voix, remportant également plus de 300 grands délégués (soit bien davantage qu'il n'en faut pour pouvoir accéder au « trône »).

C'est pour John McCaïn se que l'on appelle une défaite cinglante. Maintenant reste à savoir si Barack Obama n'a pas tromper son monde en s'imposant comme quelqu'un qui va imposer le changement. Par exemple on peut espérer qu'il se débrouille mieux que Nicolas Sarkozy, dans notre pays bien sûr, qui avait fait cette même promesse de changement. Bah, il y est arrivé mais pas dans le bon sens.


 

Nicolas

Publié dans Monde

par Nicolas

Mardi 4 novembre 2008 à 13:02

Taullé à gauche, c'est invraisemblable, l'UMP veut faire passer l'âge de retraite à 70 ans.

On dirait un mauvais match de foot, mal arbitré, où les équipes ne seraient autres que, d'une part, l'UMP et d'autre part la gauche tout entière. FO se récrie, appel à la sauvegarde des acquis sociaux, le PS n'est pas en reste avec Delanoë, Hollande ou encore Royale qui montent au front. Le match de foot se transforme en match de katch ou on donne des coups en envoyant des "ciel, j'y crois pas".

Alors pourquoi ce ramdam ? Pour ce que tous, à gauche, appel "l'âge de retraite à 70 ans". En fait, mais ça tout le monde le sait, même à gauche, ce n'est pas vraiment la nomination qu'on pourrait donner à cet envie UMPiste. Non en vérité, l'intitulé devrait se rapproché davantage de "permission de travailler jusqu'à 70 ans". Bon quelques explications supplémentaires sont nécessaires.
D'après ce que j'ai lu sur le sujet, la droite veut faire passer une loi empêchant la mise à la retraite d'office. Du moins empêchant jusqu'à ce que la personne concernée atteigne ses 70 ans révolus. A l'heure actuelle si vous avez 65 ans ou plus, votre patron peut vous dire : "Merci, Monsieur. Merci pour votre aide, mais maintenant on va s'en passer. Vous êtes vieux, donc je vous met d'office à la retraite. D'accord ? De toute façon c'est pareil."
En gros avec cette loi, les bourreaux du travail qui ne se pense pas assez vieux, passez 65 ans, pour déjà arrêter de travailler sont à l'abris de la mise à le retraite d'office, au moins pendant encore 5 ans. Ce qui en fait donne à cette proposition de loi un statut de droit pour le travailleur et non pas de contrainte comme pourrait le faire penser "âge de retraite à 70 ans".

Mais évidemment, l'opposition sachant quand même ce qu'elle dit ou récrie, affirme que ce droit n'est qu'une porte ouverte à une contrainte. C'est à dire que dans l'esprit tortueux de la droite, cette année on autorise les gens à travailler jusqu'à 70 ans et l'année prochaine on les y obligent. Alors même si cette hypothèse est possible, c'est un peu comme crier au loup alors qu'on en a pas encore vu l'ombre.
Ou bien de prévenir une catastrophe sociale, parce qu'il faut le dire, c'est pas la première fois qu'il nous rallongerait le temps de travail. Personnellement je pense que cette proposition est plutôt acceptable et continue dans la lancer du "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy, slogan de sa campagne, dans le bons sens du terme étant donné que là, ce serait du volontariat. Donc oui à cette proposition de loi, non à l'entourloupe. D'ailleurs un petit truc qui me fait légèrement peur c'est que le MEDEF, syndicat des patrons, se dit enthousiaste. Alors qu'a priori c'est une loi enlevant du pouvoir au patron. Sauf si...

Publié dans Politique

par Nicolas

Lundi 3 novembre 2008 à 13:37

Des profondeurs ténébreuses d'un blog en perte de vie, le maître des lieux s'octroit un moment se privilège de vous annoncer qu'il n'est pas mort (à 20 ans quand même !). Même s'il y parrait le maître est encore en pleine forme mais juste un tout petit peu complêtement booké.
Allez hop Nicolas, au boulot.


Une crise économique, un système en ruine :

Des Euros en Chocolat
http://www.testadaz.com/blog/images/admintdz/2007-06/euros_en_chocolat_208.jpg
Qui n'a pas entendu parler de la crise qui secoue les marchés boursiers, qui fait des milliers de morts par pendaison chez les banquiers par exemple ? Personne bien sûr. Ca nous est tellement rabâcher dans les médias que les gentilles personnes insouciantes, en ménage ou en célibat, finisse dépressif : "Je trime, je trime, et peut-être que ma banque va s'effondrer emportant mes billets dans l'abîme du désolement monétaire actuel et terriblement international. Personne n'est à l'abri. AU SECOURS !!!"
Non tout le monde garde son calme. Rien ne dit que votre banque va faillir, encore moins que vous allez perdre tout votre argent. Surtout depuis que Sarkozy à annoncer le débloquage de sommes colossales pour relever l'économie du pays. Mais enfin rien ne dit le contraire non plus, mais restons optimiste. Répétez le avec moi O-PTI-MIS-TE (Je vois que beaucoup de gens ont besoin de se raccrocher à un prophète).
Ceci dit je ne serais pas celui qui vous dira si vous devez planquer votre argent sous votre matelas plutôt que dans coffre fort de la banque de France. Non moi je voudrais juste présenter un constat de plus en plus repris avec cette crise. Quand la mode économico-capitaliste était libéralisme, c'est à dire aucune intervention de l'Etat dans le domaine économique, on s'est rendu compte que c'était pas ça. Du coup, on a commencé à tendre un peu de l'argent de l'Etat pour que l'économie ne sombre pas. On a justifié ça par un nouveau courant économique, ci-nommé : néo-libéralisme (traduisez : nouveau libéralisme). Ca définition n'est pas très loin de celle du libéralisme tout court. Le néo-libéralisme c'est aucune intervention de l'Etat dans le domaine économique, mais un petit peu quand même.
Bon et puis avec la crise de ces jours-ci, on se rend compte que finalement on doit investir de grosse somme pour réguler l'économie et éviter de tomber dans la déchéance. Mais du coup on va inventer quoi comme courant économique. Idéalement, il faudrait inventé un courant qui permette à l'Etat de réguler l'économie, au jour le jour, pour ne pas avoir à dépenser de grosses sommes qu'on a déjà pas. Mais là, il n'y a plus de libéralisme qui tienne. Alors quoi ? Vous allez me dire, "mais couillon y'a bien sûr le courant keynésien qui répond à ta définition". Oh, bah, non ça va pas ça. L'économie keynésienne ça reste beaucoup trop de gauche pour que la droite l'utilise.
Oh la vilaine caricature. N'empêche que ça reste une généralité : droite libérale, gauche keynésienne. Donc je suis satisfait d'avoir votez centre, puis par défaut à gauche lors de nos dernières élections présidentielles. Parce que visiblement, les voteurs sarkozystes ont perdus leur pari libéral ou néo-libérale (mais en même temps depuis le temps qu'il le perde...). Bref, il est temps de s'unir et d'aider ces pauvres moutons droitistes et égarés à retrouver leur champs. On rigole, on rigole..., on charrie, on charrie.


Nicolas

PS : A venir, sûrement un nouveau graphisme ou au moins le rétablissement de celui-ci, un article sur les élections américaines et une présence un peu plus soutenu dans les semaines à venir.

Publié dans Politique

par Nicolas

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